révolution

100 ans après la première grande guerre impérialiste, la voie est tracée pour un monde de paix !

  • Par jc13
  • Le 11/11/2018

 

Contre les prétentions impérialistes à une 3e guerre mondiale, luttons pour la révolution socialiste !

 

La boucherie impérialiste de 1914 – 1918 a cent ans. 19 millions de travailleurs à travers le monde ont été assassinés pour le compte du profit et du maintien du système capitaliste mondial. L’enjeu de cette guerre était le partage du monde entre les puissances impérialistes dominantes, la redistribution des colonies, des marchés, des ressources entre les bourgeoisies nationales au sommet de la pyramide impérialiste. Cette guerre n’a en rien été le fruit du hasard ou d'une quelconque dérive du système. Elle a été planifiée de longue date par les impérialistes comme une solution pour échapper à la crise générale de tout le système capitaliste, elle était inévitable dans des conditions capitalistes.

 

Avec le passage au stade impérialiste du système capitaliste, la formation des monopoles bancaires et industriels, les bourgeoisies ont été contraintes par leur concurrence d'aller à la conquête de nouveaux marchés en fondant des colonies, de réprimer les aspirations des travailleurs de métropole, de ne plus pouvoir se développer que par la violence et la réaction. La guerre intervient lorsque même l'asservissement de peuples entiers trouve ses limites, que pour continuer à se développer, les monopôles d'un pays n'ont plus comme seul choix que la destruction à grande échelle de capital et la conquête d'autres monopôles impérialistes.

 

C'est ainsi que sans distinction d’origine, les peuples colonisés et les travailleurs de métropole ont été envoyés au massacre. Avec une violence accrue pour les peuples colonisés qui ont été en première ligne sur les fronts européens puis persécutés sur leurs terres une fois la guerre terminée.

 

Cette guerre a montré pour la première fois à la face du monde le vrai visage de la social-démocratie : un soutien total à l’impérialisme dans les actes, malgré des condamnations sans fin en paroles. En utilisant des mots d’ordre trompeurs et démagogiques, comme en demandant aux travailleurs d’aller au front « pour faire face aux impérialistes étrangers », à coup sûr plus « féroces » que leur propre bourgeoisie, elle a montré dans la pratique son opposition aux intérêts des travailleurs.

 

Face à ce massacre soutenu par la totalité des forces politiques de l’époque seul le Parti Bolchévik a gardé la face, en refusant de cautionner la grande guerre impérialiste. Seul dans la tempête, il a appelé les prolétaires à stopper cette tuerie en renversant leur bourgeoisie nationale au lieu d’aller mourir pour elle. Ce fut le seul parti qui, à l'aide des enseignements de Lénine, a su établir le mot d'ordre correct du défaitisme révolutionnaire, le seul à même de rompre le front impérialiste mondial en son point le plus faible, de mettre à l'ordre du jour la révolution socialiste, le pouvoir ouvrier et paysan. Contrairement aux sociaux-démocrates qui ont tous appelé à l'union sacrée derrière leurs bourgeoisies respectives, contrairement aux courants pacifistes inconséquents qui se lamentaient sur la guerre, les bolchéviks ont formulé la conduite à tenir : transformer la guerre d'agression impérialiste en guerre civile révolutionnaire, précipiter le renversement de la classe bourgeoise par la défaite militaire de son propre gouvernement.

 

Seule force d’opposition réelle à la guerre, le Parti Bolchévik, mené par Lénine, a su triompher de l'autocratie tsariste et de la bourgeoisie impérialiste russe. Les premiers décrets du pouvoir soviétique, dès fin Octobre 1917, formulent en même temps le contrôle ouvrier sur la production, la remise de la terre aux paysans, la libération des nationalités opprimés, et la lutte pour une paix sans annexions. Ces décrets montrent que la seule force à même de lutter pour la paix, c'est la force groupée de tous les exploités derrière la bannière de la révolution ouvrière et populaire !

 

Malgré toutes les tentatives des impérialistes, la signature du traité de Brest-Litovsk entre l’Empire Allemand et la jeune République Socialiste Fédérative Soviétique de Russie (qui deviendra l'URSS en 1922) termine la guerre sur le front de l'Est. La réussite de la lutte pour la paix menée par les bolcheviks n’est pas due au pacifisme bourgeois refusant par principe et de manière idéaliste la violence mais par une analyse concrète des forces en présence et par un parti organisé qui répond aux intérêts et aux besoins des prolétaires. Cette politique mise en place par la République Socialiste naissante entrave les intérêts impérialistes en Russie, c’est pourquoi dès la fin de la 1ere guerre mondiale, pendant la soi-disant « guerre civile » entre les rouges et les blancs ce sont en fait 14 pays étrangers qui on attaqué la révolution Russe. Nous honorons la mémoire des soldats et marins français, les mutins de la mer noire, qui se sont révoltés contre l'intervention impérialiste et ont refusé le massacre de leurs frères de classe russes.

 

Ces attaques avaient pour finalités la restauration du capitaliste en Russie, avant l'enracinement du mode de production nouveau qui commençait à y êter édifié. Elle visaient aussi à l’anéantissement matériel et idéologique de la révolution, qui fut suivie partout par les travailleurs et les peuples en Europe et dans le monde, en particulier dans les colonies et chez les peuples des pays vaincus.

 

Aujourd'hui si l’on veut vraiment commémorer l’armistice, c’est-à-dire la paix, ce n’est pas les maréchaux et l’état-major qu’il faut honorer, ces bouchers des peuples. Mais ce sont les millions de travailleurs à travers le monde qui se sont retrouvés contre leurs intérêts et leur volonté dans cette guerre qu’il faut commémorer, et également il faut affirmer que seule le mouvement ouvrier révolutionnaire et la révolution socialiste peuvent imposer la paix.

 

Cette guerre et ses causes ne sont pas à reléguer dans les musées ! La bataille acharnée des monopoles entre eux et contre le prolétariat n’est pas terminée. Elle continuera tant que la classe bourgeoise restera au pouvoir. Aujourd’hui le danger d’une nouvelle guerre généralisée est bien réel, l’impérialisme n’a jamais été aussi belliqueux et la crise générale du système impérialiste mondial n’a jamais été autant avancée que ce soit au niveau économique, sociale ou politique. Les zones de tensions se multiplient, l'attitude guerrière et les provocations avec la Russie se développent, la guerre est perpétuelle au Moyen-Orient et en Afrique… Dans la majorité des cas on retrouve l’OTAN, chef de file des organisations impérialistes dans le monde, avec comme dernière provocation en date l’exercice militaire géant « trident juncture » en Norvège contre la Russie.

 

L’histoire se répète. Pour faire face à la guerre impérialiste il faut lutter contre celui-ci et ses organisations comme l’OTAN. Contre tous les monopoles capitalistes, avec un parti organisé et une organisation internationale qui lutte pour l'émancipation des travailleurs. Lutter contre la guerre aujourd’hui c’est lutter contre le capitalisme qui créé la guerre et ses conditions. Vouloir la paix, c'est vouloir le socialisme, qui est la seule société à pouvoir stopper les guerres impérialistes.

 

Pour un monde de paix, pour la révolution et le socialisme, organise ta colère !

 

Face à la montée du fascisme au Brésil et à la social-démocratie qui en est à l'origine : unité des travailleurs contre les monopoles capitalistes !

  • Par jc13
  • Le 29/10/2018

Le 28 octobre aura lieu le second tour des élections présidentielles au Brésil. Le grand favori est Jair Bolsonaro le candidat de l'extrême droite brésilienne, qui a manqué l'élection dès le premier tour de peu avec 46,03% des voix.

Les principaux soutiens de Jais Bolsonaro sont la police militaire, les églises évangélistes (finançant des milices fascistes comme les "Gladiateurs de l'Autel" et porte- voix de l'impérialisme US dans le pays) et le secteur de l'agro-industrie. A ces soutiens, l'ont rejoint les principaux secteurs industriels, regroupés au sein de l'Association du commerce extérieur du Brésil. Si Bolsonaro n'était à présent pas le premier choix de la bourgeoisie brésilienne, pas assez maléable à son goût, il est à présent son candidat officiel.
Jais Bolsonaro n'est pas seulement réactionnaire de par ses opinions anticommunistes, ultra-libérales, misogynes, racistes, LGBTphobes...mais profondément fasciste: son programme est un programme de guerre civile contre le prolétariat brésilien et les couches populaires.

Bolsonaro a ainsi fait le serment de laisser "carte blanche" à la police militaire pour "nettoyer" les favelas, d'armer les grands propriétaires terriens contre les paysans sans- terres, de supprimer tous les programmes sociaux instaurés par le Parti des Travailleurs (PT) et d'opérer des privatisations massives. Il fait aussi l'éloge constante de la junte militaire fasciste installé par les Etats-Unis en 1964, à laquelle il a directement participé en tant qu'officier. Plus grave encore, il se propose ni plus ni moins que d'écraser toutes les organisations ouvrières et populaires brésiliennes en déclarant "Ils seront bannis de notre pays. Ce sera une purge comme jamais le Brésil n'en a connue" à propos des militants ouvriers.


Il est important de souligner qu'après la chute de la junte militaire en 1985, l'Etat brésilien n'a jamais été purgé de ses éléments criminels. Le Brésil ne peut pas être considéré comme une démocratie bourgeoise traditionnelle, d'autant plus que la police militaire n'a jamais cessé ces exactions contre les prolétaires des favelas et les militants ouvriers: ainsi, le 14 Mars 2018, a été assassinée Marielle Franco, conseillère municipale du Parti Socialisme et Liberté (scission de gauche du PT, proche du Parti Communiste Brésilien) de Rio de Janeiro après qu'elle ait dénoncé les crimes de la police militaire.

Les élections qui se déroulent n'ont rien de démocratiques, même dans le sens bourgeois du terme: le favori et ancien président du Brésil, Lula Da Silva, est en prison, des millions d'électeurs pauvres ont été arbitrairement radiés des listes électorales. Le pays sort de plus de deux années d'intérim, suite à la destitution illégale de Dilma Roussef en 2016, de l'utltra-corrompu Michel Temer. Celui-ci n'a cessé d'attaquer les travailleurs brésiliens par de véritables saignées budgétaires, par la casse complète du droit du travail. Les protestations populaires ont toutes été violemment réprimées.

Le PT, parti de Da Silva et de Roussef, s'est distingué par sa grande passivité: non seulement celui-ci n'a pas remis en cause les intérêts de la bourgeoisie brésilienne, y compris compradore, lorsqu'il était au pouvoir et a même initié des politiques d'austérité à partir de 2014; mais il est resté l'arme au pied pendant que la colère explosait un peu partout après avoir été chassé du pouvoir. Il a refusé toute confrontation avec l'Etat bourgeois, avant et après la destitution de Dilma Roussef, entraînant avec lui les directions de la CUT et de la CGTB. Sous la pression de la base, celles-ci ont tout de même du organiser des journées de grève générale, particulièrement suivies... mais sans qu'aucun plan de bataille ne soit fixé.


Et alors que le PT poussait Lula à se rendre, alors que la classe ouvrière se préparait à défendre celui qu'elle estime toujours être le représentant de ses intérêts, il préparait la candidature d'un parfait inconnu, Fernando Haddad, qui ne cesse de multiplier les gestes rassurants vis à vis des monopoles brésiliens, envisageant même une alliance avec les partis ayant contribué à la chute de Dilma Roussef. Non seulement le PT a continué à enfermer la lutte des classes dans le jeu institutionnel de la bourgeoisie, mais a reconnu la légitimité de ces élections bidons.
La responsabilité de la social-démocratie est donc immense dans la fascisation actuelle du Brésil: le PT a contribué à désorienter les masses et à jeter dans les bras du fascisme une partie d'entre elles, attirées par le discours démagogique de Bolsonaro. Rien ne dit que celle-ci pourra être enrayée par Fernando Haddad, s'il est élu. D'autant plus que plusieurs généraux ont affirmés être prêt à un coup d'Etat si ce dernier battait Bolsonaro.

C'est pour cela que le Parti Communiste Brésilien, si à l'instar de tout les partis et organisations de la classe ouvrière, appelle à voter pour le candidat du PT au second tour, tout en refusant une alliance électorale avec lui (contrairement au Parti Communiste du Brésil- PCdoB) , il appelle également toutes les forces ouvrières, paysannes, démocratiques et anti-impérialistes à se regrouper au sein d'un front uni ouvrier et paysan:


"Pour le PCB, la lutte antifasciste ne s’arrêtera pas après les élections. Il est fondamental de vaincre Bolsonaro aux urnes, de défendre les libertés démocratiques et de renforcer le pouvoir populaire pour faire face aux attaques qui vont venir. Il faudra poursuivre la lutte pour l'abrogation de toutes les contre-réformes du gouvernement Temer : la réforme du travail, la loi sur l'externalisation, la réforme de l'enseignement secondaire, la loi sur le plafonnement des dépenses, les privatisations, etc. Nous continuerons à lutter pour la défense de Petrobras en tant qu'entreprise d'État 100% publique et du pré-sal, contre la réforme de la sécurité sociale, pour l'expansion des droits politiques et sociaux et pour un programme qui sert les intérêts populaires, traçant la voie à la rupture avec le capitalisme et à la construction du socialisme.

7 octobre 2018,
Comité Central du PCB"


Si voter Haddad est nécessaire pour la survie des organisations ouvrières et populaires brésiliennes, cela ne signifie pas pour le prolétariat brésilien de se battre sous la bannière de la démocratie bourgeoise!

COMBATTRE LE FASCISME AU BRÉSIL, C'EST COMBATTRE L'ETAT BOURGEOIS ET LES MONOPOLES CAPITALISTES !
COMBATTRE LE FASCISME AU BRÉSIL, C'EST LUTTER POUR LA RÉVOLUTION SOCIALISTE ET LE POUVOIR OUVRIER - PAYSAN !

La Jeunesse Communiste des Bouches-du-Rhône s'engage à se tenir aux côtés de tous les militants ouvriers, paysans et révolutionnaires du Brésil qui luttent contre le fascisme et l'impérialisme, et en particulier ceux du Parti Communiste Brésilien.

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