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100 ans après la première grande guerre impérialiste, la voie est tracée pour un monde de paix !

  • Par jc13
  • Le 11/11/2018

 

Contre les prétentions impérialistes à une 3e guerre mondiale, luttons pour la révolution socialiste !

 

La boucherie impérialiste de 1914 – 1918 a cent ans. 19 millions de travailleurs à travers le monde ont été assassinés pour le compte du profit et du maintien du système capitaliste mondial. L’enjeu de cette guerre était le partage du monde entre les puissances impérialistes dominantes, la redistribution des colonies, des marchés, des ressources entre les bourgeoisies nationales au sommet de la pyramide impérialiste. Cette guerre n’a en rien été le fruit du hasard ou d'une quelconque dérive du système. Elle a été planifiée de longue date par les impérialistes comme une solution pour échapper à la crise générale de tout le système capitaliste, elle était inévitable dans des conditions capitalistes.

 

Avec le passage au stade impérialiste du système capitaliste, la formation des monopoles bancaires et industriels, les bourgeoisies ont été contraintes par leur concurrence d'aller à la conquête de nouveaux marchés en fondant des colonies, de réprimer les aspirations des travailleurs de métropole, de ne plus pouvoir se développer que par la violence et la réaction. La guerre intervient lorsque même l'asservissement de peuples entiers trouve ses limites, que pour continuer à se développer, les monopôles d'un pays n'ont plus comme seul choix que la destruction à grande échelle de capital et la conquête d'autres monopôles impérialistes.

 

C'est ainsi que sans distinction d’origine, les peuples colonisés et les travailleurs de métropole ont été envoyés au massacre. Avec une violence accrue pour les peuples colonisés qui ont été en première ligne sur les fronts européens puis persécutés sur leurs terres une fois la guerre terminée.

 

Cette guerre a montré pour la première fois à la face du monde le vrai visage de la social-démocratie : un soutien total à l’impérialisme dans les actes, malgré des condamnations sans fin en paroles. En utilisant des mots d’ordre trompeurs et démagogiques, comme en demandant aux travailleurs d’aller au front « pour faire face aux impérialistes étrangers », à coup sûr plus « féroces » que leur propre bourgeoisie, elle a montré dans la pratique son opposition aux intérêts des travailleurs.

 

Face à ce massacre soutenu par la totalité des forces politiques de l’époque seul le Parti Bolchévik a gardé la face, en refusant de cautionner la grande guerre impérialiste. Seul dans la tempête, il a appelé les prolétaires à stopper cette tuerie en renversant leur bourgeoisie nationale au lieu d’aller mourir pour elle. Ce fut le seul parti qui, à l'aide des enseignements de Lénine, a su établir le mot d'ordre correct du défaitisme révolutionnaire, le seul à même de rompre le front impérialiste mondial en son point le plus faible, de mettre à l'ordre du jour la révolution socialiste, le pouvoir ouvrier et paysan. Contrairement aux sociaux-démocrates qui ont tous appelé à l'union sacrée derrière leurs bourgeoisies respectives, contrairement aux courants pacifistes inconséquents qui se lamentaient sur la guerre, les bolchéviks ont formulé la conduite à tenir : transformer la guerre d'agression impérialiste en guerre civile révolutionnaire, précipiter le renversement de la classe bourgeoise par la défaite militaire de son propre gouvernement.

 

Seule force d’opposition réelle à la guerre, le Parti Bolchévik, mené par Lénine, a su triompher de l'autocratie tsariste et de la bourgeoisie impérialiste russe. Les premiers décrets du pouvoir soviétique, dès fin Octobre 1917, formulent en même temps le contrôle ouvrier sur la production, la remise de la terre aux paysans, la libération des nationalités opprimés, et la lutte pour une paix sans annexions. Ces décrets montrent que la seule force à même de lutter pour la paix, c'est la force groupée de tous les exploités derrière la bannière de la révolution ouvrière et populaire !

 

Malgré toutes les tentatives des impérialistes, la signature du traité de Brest-Litovsk entre l’Empire Allemand et la jeune République Socialiste Fédérative Soviétique de Russie (qui deviendra l'URSS en 1922) termine la guerre sur le front de l'Est. La réussite de la lutte pour la paix menée par les bolcheviks n’est pas due au pacifisme bourgeois refusant par principe et de manière idéaliste la violence mais par une analyse concrète des forces en présence et par un parti organisé qui répond aux intérêts et aux besoins des prolétaires. Cette politique mise en place par la République Socialiste naissante entrave les intérêts impérialistes en Russie, c’est pourquoi dès la fin de la 1ere guerre mondiale, pendant la soi-disant « guerre civile » entre les rouges et les blancs ce sont en fait 14 pays étrangers qui on attaqué la révolution Russe. Nous honorons la mémoire des soldats et marins français, les mutins de la mer noire, qui se sont révoltés contre l'intervention impérialiste et ont refusé le massacre de leurs frères de classe russes.

 

Ces attaques avaient pour finalités la restauration du capitaliste en Russie, avant l'enracinement du mode de production nouveau qui commençait à y êter édifié. Elle visaient aussi à l’anéantissement matériel et idéologique de la révolution, qui fut suivie partout par les travailleurs et les peuples en Europe et dans le monde, en particulier dans les colonies et chez les peuples des pays vaincus.

 

Aujourd'hui si l’on veut vraiment commémorer l’armistice, c’est-à-dire la paix, ce n’est pas les maréchaux et l’état-major qu’il faut honorer, ces bouchers des peuples. Mais ce sont les millions de travailleurs à travers le monde qui se sont retrouvés contre leurs intérêts et leur volonté dans cette guerre qu’il faut commémorer, et également il faut affirmer que seule le mouvement ouvrier révolutionnaire et la révolution socialiste peuvent imposer la paix.

 

Cette guerre et ses causes ne sont pas à reléguer dans les musées ! La bataille acharnée des monopoles entre eux et contre le prolétariat n’est pas terminée. Elle continuera tant que la classe bourgeoise restera au pouvoir. Aujourd’hui le danger d’une nouvelle guerre généralisée est bien réel, l’impérialisme n’a jamais été aussi belliqueux et la crise générale du système impérialiste mondial n’a jamais été autant avancée que ce soit au niveau économique, sociale ou politique. Les zones de tensions se multiplient, l'attitude guerrière et les provocations avec la Russie se développent, la guerre est perpétuelle au Moyen-Orient et en Afrique… Dans la majorité des cas on retrouve l’OTAN, chef de file des organisations impérialistes dans le monde, avec comme dernière provocation en date l’exercice militaire géant « trident juncture » en Norvège contre la Russie.

 

L’histoire se répète. Pour faire face à la guerre impérialiste il faut lutter contre celui-ci et ses organisations comme l’OTAN. Contre tous les monopoles capitalistes, avec un parti organisé et une organisation internationale qui lutte pour l'émancipation des travailleurs. Lutter contre la guerre aujourd’hui c’est lutter contre le capitalisme qui créé la guerre et ses conditions. Vouloir la paix, c'est vouloir le socialisme, qui est la seule société à pouvoir stopper les guerres impérialistes.

 

Pour un monde de paix, pour la révolution et le socialisme, organise ta colère !

 

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AUX MEURTRES DE TRAVAILLEURS RÉPONDONS PAR LA LUTTE CLASSE CONTRE CLASSE !

  • Par jc13
  • Le 10/11/2018

Lundi dernier trois immeubles se sont effondrés rue d'Aubagne, une rue en plein centre-ville de Marseille, où se mêlent de nombreux commerces et logements. Les autorités parlent pour l'instant d'au moins huit morts et deux blessés.

L'ampleur du drame ne doit pas nous empêcher dès maintenant de pointer du doigt les responsables évidents. Les propriétaires, la mairie, l’État sont évidemment responsables. Même les média les plus réactionnaires sont forcés d'admettre qu'on ne peut pas comme l'a fait Gaudin dire que "c'est la faute de la pluie", mais que la mairie a délibérément tué les habitants de ces immeubles par son inaction. Il en est de même pour les propriétaires qui n'entretiennent pas parce que ça ne rapporte pas, pour l’État qui n'a jamais cherché à contrôler la qualité des logements, les loyers, etc.

Ici et là, on cherche à marginaliser les victimes pour faire passer la pilule en les traitant de "squatteurs", pour les faire passer dans l'opinion publique comme des marginaux dont la mort ne serait pas à déplorer autant que celle d'autres. Non seulement cette rhétorique est monstrueuse mais elle cache une responsabilité supplémentaire de l’État et de la mairie. L'un des immeubles qui se sont effondrés avait fait l'objet un arrêté de péril 2 semaines avant le drame. Ses résidents ont alors été forcés de quitter l'immeuble, sans aucune solution de relogement. Pour eux le choix était entre vivre dehors et retourner "squatter" leur propre appartement, désormais officiellement sur le point de s'effondrer. Cela veut dire que la politique d'hygiène et de sécurité de la ville consiste à mettre à la rue ceux dont le logement est dangereux, ou de les inviter indirectement à mourir à l'intérieur. C'est un meurtre pur et simple, qui n'a comme mobile que le profit.

Un énorme dispositif a été mis en place depuis lundi matin : le cours Lieutaud, une rue parallèle à la rue d'Aubagne et l'une des artères principales de la ville est bloqué, avec les nombreux détours fastidieux et embouteillages que cela implique pour une ville qui est déjà la plus embouteillée de France. Une cellule de crise est en place à la mairie du 1-7, en plein centre-ville sur la Canebière. Plusieurs centaines de pompiers, policiers et gendarmes sont mobilisés 24h/24 avec une trentaine de véhicules, des grues, des campements pour les marins-pompiers sont installées sur le cours Lieutaud... Mais tout cela coûte moins cher à la mairie et à l'État que d'investir dans des rénovations. C'est ce calcul qui a provoqué les morts de lundi, qui en a provoqué d’autres avant et qui en provoquerons sûrement d'autres si rien ne change. Le pouvoir préfère même assumer la responsabilité de ces morts, à laquelle il ne pourra pas échapper totalement, que les coûts des travaux qui auraient pu les éviter, que la création de logements décents pour les travailleurs et les couches populaires.

L'étape qui vient verra sûrement la mairie faire sauter quelques têtes qui serviront de fusibles politiques. Le pouvoir risque de laisser les scandales s'étaler un moment pour que la colère s'exprime, tout en s'assurant qu'elle ne mène à aucun changement significatif. Gaudin n'a déjà pas prévu de se représenter et les élections arrivant, il peut même être prêt  à démissionner si la mairie est trop empêtrée dans le scandale, mais ceci ne changera pas le fond des choses.

D'autre part, il est certain que ce drame sera récupéré à fond par les partisans des grands travaux et du projet Grand Centre Ville pour justifier leurs opérations de spéculation immobilières qui ne visent à rien d'autre qu'augmenter les loyers sur notre dos, blanchir de l'argent et remodeler peu à peu notre ville pour le tourisme de luxe et la finance, pas pour ses habitants.

Ces projets servent de blanchiment d'argent public et mafieux, ils suivent le principe bien connu de socialisation des pertes et de privatisation des bénéfices (à l'image des autoroutes construites avec de l'argent public puis revendues pour exploitation à Vinci et Eiffage pour une bouchée de pain). La mairie donne de l'argent à des entreprises du bâtiment qui surfacturent leurs travaux ou effectuent des tâches non-nécessaires. Une partie de l'argent arrose la bureaucratie municipale et de l'administration de l’État corrompue, sert à acheter les têtes de Force Ouvrière ou encore la partie purement criminelle de la mafia, ... l'autre part beurre les épinards de la bourgeoisie du bâtiment. C'est un exemple parmi tant d'autres du clientélisme bourgeois qui est surdéveloppé à Marseille, mais qui existe dans toutes les grandes villes de France. Les magouilles de ce genre sont un secret de polichinelle que la politique bourgeoise ignore soigneusement. Pourtant voilà que la vie les remet sur le devant de la scène, parce que les arrangements comptables de la bourgeoisie et de l'État local ont des conséquences sur la classe ouvrière. Pour un scandale ce sont des dizaines, des centaines qui ne seront jamais connus, ou qui sont légaux tout en étant eux aussi des menaces directes pour la vie de nombreux travailleurs. Ceci n'est pas dû à une dérive du système ou à sa corruption, c'est dû au système lui-même. Ce que nous voyons ne sont pas les excès du capitalisme, c'est le capitalisme lui-même.

Le plan du Grand Centre-Ville est d'élargir la zone du centre-ville, donc de détruire les foyers populaires restants. C'est lié au choix de la bourgeoisie locale et nationale qui est de détruire l'industrie et de réorienter l'économie vers le tourisme et les affaires. Ceci nous le constatons dans tous les aspects de notre intervention sur la vie de la jeunesse ouvrière et populaire. Nous constatons dans notre lutte contre l'École de classe la destruction progressive d'un grand nombre de formations, en particulier des attaques sur celles liées à l'industrie, et d'autre part le développement des formations en économie, en management, pour les métiers du tourisme, etc. au fur et à mesure que la classe bourgeoise arrive à recentrer des parts de plus en plus large de l'éducation selon ses besoins en travailleurs qualifiés.

Nous sommes à une période pivot : il reste encore trop d'industrie aux goût des capitalistes, mais elle n'est plus dans le centre-ville voire plus à Marseille, en revanche l'économie du tourisme, du commerce, des affaires n’est pas encore à la hauteur de ce qu'ils attendent, malgré la multiplication des prix donnés à Marseille pour la mettre en avant sur le plan international (capitale mondiale de l'eau en 2012, capitale de la culture en 2013, capitale européenne du sport en 2017, ...), malgré la série Netflix sur la ville...Les bureaux neufs sont majoritairement vides à la Joliette, et le haut de la rue de la République n'a des commerces de luxe qu'en trompe l’œil peints sur du carton.

Cette situation à elle seule – destruction de l'industrie et retard d'installation de l'économie de remplacement – ne créé pas le chômage et la précarité. C'est pourtant une des explications qu'on nous sert – nationalement et localement – pour expliquer ces fléaux, qu'on qualifie encore de frictionnels, qu'on attribue à des décalages entre "l'offre" et "la demande" d'emplois.

Mais ce que cette situation créé, c'est un besoin de la bourgeoisie locale à aller encore plus vite dans leurs plans de restructuration de la ville, afin d'attirer au plus vite des investisseurs.

Leur premier but c'est la spéculation, c'est faire monter les loyers. Pas sur le principe d’exclure les pauvres du centre-ville, mais pour augmenter leur rente : si les mêmes habitants restent mais payent plus chers, cela ne pose aucun problème aux grand propriétaires. Dans la pratique, il leur est plus difficile de faire accepter à des familles vivant dans un quartier depuis un moment des hausses de loyer que de les expulser et de recommencer la location avec d'autres habitants, en ayant entre-temps augmenté le loyer.

Il y a cependant une volonté d’aseptiser les quartiers sur le modèle de ce qui se fait dans le Panier. Pour le tourisme l'intérêt est de conserver un aspect "typique" et faussement populaire, afin de charmer les touristes. Mais il y a un besoin pour la bourgeoisie de développer des infrastructures pour que l'argent du tourisme aille dans la poche des monopoles, donc pas des petits commerces. Ce rôle de centralisation du capital a été joué notamment par les Terrasses du Port (qui ne paient pas d’impôts locaux pendant plusieurs années afin de "lancer l'activité", en réalité afin qu'ils tuent le début de la rue de Rome par exemple), et les travaux du tram sur la rue de la République. Les commerces qui n'ont pas voulu mourir ont été "aidés" pour cela, tout comme certains habitants ont été "persuadés" de partir à coup d'invasions de cafards puis par les CRS venus les jeter dehors.

Pour mettre à bien ce plan la Ville procède selon une stratégie de "conquête" par grands axes : d'abord le Vieux Port, et la rue de la République, puis la ligne du tram sur le projet Euromed 1. Par la suite la Joliette, le Panier, et maintenant la Plaine et Noailles, bientôt Euromed 2 qui est à venir vers Les Crottes. La destruction des commerces de proximité, du mobilier urbain, en faisant en sorte que les grandes places soient inhospitalières (pas d'abri pour le soleil ou la pluie) ont pour but de tailler la ville pour le tourisme et pas la vie de quartier. De faire monter les prix au mètre carré.

En parallèle, il faut mentionner la situation des Quartiers Nord, qui représente plus ou moins la moitié de la ville, où la situation est encore pire que dans le centre. Quasiment rien n'y est entrepris et on peut être sûrs que si le même genre de drame que celui qui s'est produit rue d'Aubagne arrivait dans ces quartiers, il n'y aurait pas autant de scandale, encore moins d'ampleur nationale.

Il est certain que des effondrements dans ces quartiers ne mèneraient pas tous les média à les reprendre frénétiquement. Pour cause, quand on connaît la situation de délabrement de certaines cités comme Maison Blanche ou Félix Pyat, les incendies réguliers dans des HLM, la tour de Kallisté qui a été vidée, ... il y aurait matière à faire des articles à scandale tous les jours pendant un long moment. Pourtant toute la presse réactionnaire qui paraît aujourd'hui découvrir les problèmes du logement à Marseille, tout en évitant soigneusement d'envisager que d'autres villes puissent les connaître, elle ne parle jamais de ce qui se passe au-delà de la frontière de la gare St-Charles si cela ne concerne pas des règlements de comptes liés au trafic de drogue.

C'est pourtant la même presse qui aujourd'hui s'étale en éditions spéciales et en gros titres sur les effondrements rue d'Aubagne, qui s'empresse de dénoncer l’insalubrité, c'est cette même presse qui ne parle jamais de la moitié la plus ouvrière et la plus pauvre de la ville. Ceci parce qu'il n'y a aucune volonté de la bourgeoisie – pour l'instant – d'aller faire des travaux de rénovation d'ampleur dans le nord de la ville (exception faite de l'axe les crottes – marché aux puces, dans le viseur d'Euromed 2).

Cela montre au final que la seule politique de rénovation qui sera menée sera celle qui servira la spéculation immobilière, les hausses de loyer, la corruption généralisée, le rejet des pauvres vers la périphérie de la ville et au final la dégradation généralisée des conditions de logement. Nous ne sommes pas trompés par les projets parcellaires entrepris à l'occasion dans les Quartiers Nord. Chaque fois qu'un aménagement est fait « pour le bien être des habitants », c'est uniquement lorsque la situation devient ingérable, bien après l'explosion de l'urgence sociale.

Ceci n'est pas le résultat d'une mauvaise gestion ! Au contraire la mairie gère très bien la situation du logement à Marseille... pour les intérêts des capitalistes. Nous combattons l'idée qu'avec une "meilleure" gestion il serait possible de satisfaire les besoins sociaux, sans remettre en cause tout le cadre au sein duquel se déroule cette gestion. Nous nous opposons à l'idée que les catastrophes passées et à venir soient le fruit de "l'incurie" ou de "l'incompétence" des services de la ville. Au contraire, ces gens savent pertinemment ce qu'ils font, et les conséquences de leurs choix. Les morts de lundi sont un meurtre, pas un accident.

La seule gestion qui puisse aller dans nos intérêts c'est la gestion ouvrière et populaire, débarrassée de la spéculation et du profit ! C'est la gestion du logement par la planification socialiste au sein d'un État ouvrier et populaire. Notre colère, notre tristesse et notre volonté d'en finir doivent se diriger contre le réel responsable du drame : le système capitaliste dans son ensemble, pas simplement sur un propriétaire, ou uniquement sur la mairie. Ce que nous voyons, c'est la même chose que quand un train déraille parce que l’État se désengage de la SNCF, qu'un intérimaire meurt sur un chantier, qu'une machine mutile à vie un ouvrier, que lorsque l’État français assassine les peuples à l'étranger et se prépare à nous envoyer à la boucherie contre la Russie pour le compte des capitalistes. Les meurtres contre la classe ouvrière et les couches populaires sont une condition nécessaire à la survie du système capitaliste.

À ce titre la réaction de Mélenchon au drame est scandaleuse et monstrueuse, parce qu'elle a pour but d’empêcher le réel responsable d'être pointé du doigt. En excusant Gaudin il cherche à le protéger, et à cristalliser le débat sur sa personne, alors qu'il le dépasse. Il cherche aussi à présenter au capital une caution de plus, pour lui montrer que malgré la pseudo radicalité de certains de ses discours, il le défendra toujours sur les sujets où il la situation l'exigera.

Ceci est à mettre en perspective avec ses prétentions à la mairie : remplacer le PS dans la gestion bipartite de la ville, en place depuis plus de 50 ans. Gaudin a déjà placé Martine Vassal à la métropole, des transferts de cadres marseillais du PS se font vers LFI, Castaner semble avoir abandonné ses visées municipales pour une carrière à l'Intérieur : le champ semble libre pour Mélenchon (même si Castaner peut encore changer son fusil d'épaule). Marseille est la ville qu'il semble de plus vouloir utiliser comme base politique, le lieu où ses scores électoraux sont les plus importants, ... Les engrenages semblent bien engagés pour que la même gestion municipale continue avec un simple changement de personnel. Au lieu que le RPR-UMP-LR tienne la mairie centrale et les socialistes les quartiers, les premiers seront à la métropole et les nouveaux socialistes à la mairie centrale. Nous verrons dans les prochain mois quel gloubi-boulga sera fait dans les mairies d'arrondissement, quelles tractations seront passées avec les barons locaux incontournables pour contrôler les quartiers populaires, mais le gros de la recombinaison semble dessiné. Mélenchon donne ici une caution supplémentaire au capital en même temps qu'il endosse de plus en plus le rôle historique et universel de la social-démocratie : celui d'orienter la colère des travailleurs vers le marasme. Il ne propose rien d'autre que des élections, que du travail au sein de la légalité bourgeoise (qui n'est conçue que pour assurer la reproduction des rapports sociaux bourgeois), que de fausses perspectives, et en plus il fait tout pour que les réels responsables ne soient pas mis dans le viseur des masses.

Nous dénonçons sa position, au contraire nous nous adressons à tous les travailleurs, à tous ceux qui se sentent en colère, indignés, inquiets pour eux, pour leur familles, leur proches, leur collègues de travail, leurs voisins : nous les appelons à utiliser l'énergie et l'indignation pour se regrouper dans nos lieux de travail, pour lier les drames et les scandales qui touchent notre classe à l'exploitation quotidienne, et donc à lier ces luttes. Ces affaires doivent nous fournir l'énergie et la détermination pour lancer la contre-attaque contre le capital, pour regrouper le mouvement ouvrier et syndical, pour affermir nos rangs et les renforcer dans l'opposition à la classe capitaliste, pour multiplier et unir les luttes.

La question du logement n'est pas une question uniquement ouvrière, mais nous avançons que seule la classe ouvrière peut la régler, mais que pour cela elle a besoin de forger son alliance avec les autres classes populaires qui vivent la paupérisation, l'indignité, sous le joug de la bourgeoisie. Une perspective doit nous unir : c'est la société nouvelle, la société socialiste qui avance vers le communisme.

Face à la montée du fascisme au Brésil et à la social-démocratie qui en est à l'origine : unité des travailleurs contre les monopoles capitalistes !

  • Par jc13
  • Le 29/10/2018

Le 28 octobre aura lieu le second tour des élections présidentielles au Brésil. Le grand favori est Jair Bolsonaro le candidat de l'extrême droite brésilienne, qui a manqué l'élection dès le premier tour de peu avec 46,03% des voix.

Les principaux soutiens de Jais Bolsonaro sont la police militaire, les églises évangélistes (finançant des milices fascistes comme les "Gladiateurs de l'Autel" et porte- voix de l'impérialisme US dans le pays) et le secteur de l'agro-industrie. A ces soutiens, l'ont rejoint les principaux secteurs industriels, regroupés au sein de l'Association du commerce extérieur du Brésil. Si Bolsonaro n'était à présent pas le premier choix de la bourgeoisie brésilienne, pas assez maléable à son goût, il est à présent son candidat officiel.
Jais Bolsonaro n'est pas seulement réactionnaire de par ses opinions anticommunistes, ultra-libérales, misogynes, racistes, LGBTphobes...mais profondément fasciste: son programme est un programme de guerre civile contre le prolétariat brésilien et les couches populaires.

Bolsonaro a ainsi fait le serment de laisser "carte blanche" à la police militaire pour "nettoyer" les favelas, d'armer les grands propriétaires terriens contre les paysans sans- terres, de supprimer tous les programmes sociaux instaurés par le Parti des Travailleurs (PT) et d'opérer des privatisations massives. Il fait aussi l'éloge constante de la junte militaire fasciste installé par les Etats-Unis en 1964, à laquelle il a directement participé en tant qu'officier. Plus grave encore, il se propose ni plus ni moins que d'écraser toutes les organisations ouvrières et populaires brésiliennes en déclarant "Ils seront bannis de notre pays. Ce sera une purge comme jamais le Brésil n'en a connue" à propos des militants ouvriers.


Il est important de souligner qu'après la chute de la junte militaire en 1985, l'Etat brésilien n'a jamais été purgé de ses éléments criminels. Le Brésil ne peut pas être considéré comme une démocratie bourgeoise traditionnelle, d'autant plus que la police militaire n'a jamais cessé ces exactions contre les prolétaires des favelas et les militants ouvriers: ainsi, le 14 Mars 2018, a été assassinée Marielle Franco, conseillère municipale du Parti Socialisme et Liberté (scission de gauche du PT, proche du Parti Communiste Brésilien) de Rio de Janeiro après qu'elle ait dénoncé les crimes de la police militaire.

Les élections qui se déroulent n'ont rien de démocratiques, même dans le sens bourgeois du terme: le favori et ancien président du Brésil, Lula Da Silva, est en prison, des millions d'électeurs pauvres ont été arbitrairement radiés des listes électorales. Le pays sort de plus de deux années d'intérim, suite à la destitution illégale de Dilma Roussef en 2016, de l'utltra-corrompu Michel Temer. Celui-ci n'a cessé d'attaquer les travailleurs brésiliens par de véritables saignées budgétaires, par la casse complète du droit du travail. Les protestations populaires ont toutes été violemment réprimées.

Le PT, parti de Da Silva et de Roussef, s'est distingué par sa grande passivité: non seulement celui-ci n'a pas remis en cause les intérêts de la bourgeoisie brésilienne, y compris compradore, lorsqu'il était au pouvoir et a même initié des politiques d'austérité à partir de 2014; mais il est resté l'arme au pied pendant que la colère explosait un peu partout après avoir été chassé du pouvoir. Il a refusé toute confrontation avec l'Etat bourgeois, avant et après la destitution de Dilma Roussef, entraînant avec lui les directions de la CUT et de la CGTB. Sous la pression de la base, celles-ci ont tout de même du organiser des journées de grève générale, particulièrement suivies... mais sans qu'aucun plan de bataille ne soit fixé.


Et alors que le PT poussait Lula à se rendre, alors que la classe ouvrière se préparait à défendre celui qu'elle estime toujours être le représentant de ses intérêts, il préparait la candidature d'un parfait inconnu, Fernando Haddad, qui ne cesse de multiplier les gestes rassurants vis à vis des monopoles brésiliens, envisageant même une alliance avec les partis ayant contribué à la chute de Dilma Roussef. Non seulement le PT a continué à enfermer la lutte des classes dans le jeu institutionnel de la bourgeoisie, mais a reconnu la légitimité de ces élections bidons.
La responsabilité de la social-démocratie est donc immense dans la fascisation actuelle du Brésil: le PT a contribué à désorienter les masses et à jeter dans les bras du fascisme une partie d'entre elles, attirées par le discours démagogique de Bolsonaro. Rien ne dit que celle-ci pourra être enrayée par Fernando Haddad, s'il est élu. D'autant plus que plusieurs généraux ont affirmés être prêt à un coup d'Etat si ce dernier battait Bolsonaro.

C'est pour cela que le Parti Communiste Brésilien, si à l'instar de tout les partis et organisations de la classe ouvrière, appelle à voter pour le candidat du PT au second tour, tout en refusant une alliance électorale avec lui (contrairement au Parti Communiste du Brésil- PCdoB) , il appelle également toutes les forces ouvrières, paysannes, démocratiques et anti-impérialistes à se regrouper au sein d'un front uni ouvrier et paysan:


"Pour le PCB, la lutte antifasciste ne s’arrêtera pas après les élections. Il est fondamental de vaincre Bolsonaro aux urnes, de défendre les libertés démocratiques et de renforcer le pouvoir populaire pour faire face aux attaques qui vont venir. Il faudra poursuivre la lutte pour l'abrogation de toutes les contre-réformes du gouvernement Temer : la réforme du travail, la loi sur l'externalisation, la réforme de l'enseignement secondaire, la loi sur le plafonnement des dépenses, les privatisations, etc. Nous continuerons à lutter pour la défense de Petrobras en tant qu'entreprise d'État 100% publique et du pré-sal, contre la réforme de la sécurité sociale, pour l'expansion des droits politiques et sociaux et pour un programme qui sert les intérêts populaires, traçant la voie à la rupture avec le capitalisme et à la construction du socialisme.

7 octobre 2018,
Comité Central du PCB"


Si voter Haddad est nécessaire pour la survie des organisations ouvrières et populaires brésiliennes, cela ne signifie pas pour le prolétariat brésilien de se battre sous la bannière de la démocratie bourgeoise!

COMBATTRE LE FASCISME AU BRÉSIL, C'EST COMBATTRE L'ETAT BOURGEOIS ET LES MONOPOLES CAPITALISTES !
COMBATTRE LE FASCISME AU BRÉSIL, C'EST LUTTER POUR LA RÉVOLUTION SOCIALISTE ET LE POUVOIR OUVRIER - PAYSAN !

La Jeunesse Communiste des Bouches-du-Rhône s'engage à se tenir aux côtés de tous les militants ouvriers, paysans et révolutionnaires du Brésil qui luttent contre le fascisme et l'impérialisme, et en particulier ceux du Parti Communiste Brésilien.

Non à l'OTAN ! Non à la guerre ! À bas l'impérialisme !

  • Par jc13
  • Le 20/10/2018

Déclaration de soutien au Parti Communiste de Norvège

 

Le 25 octobre prochain commencera un exercice à grande échelle de l'OTAN, nommé "trident juncture", prévu de durer jusqu'au 23 novembre.

 

Cet exercice, qui doit se dérouler dans l'Atlantique Nord, en Islande et en Norvège, mobilise près de 50,000 soldats, 150 aéronefs, 65 navires et plus de 10,000 véhicules terrestres ! C'est le plus grand exercice de ce genre depuis 2002.

 

"Cet exercice réaliste est fondé sur un scénario ayant  pour thème une intervention militaire dans le cadre de l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord, qui pose le principe de la défense collective.

[...]

Contribuant à la posture défensive de l’Alliance et planifié de longue date, Trident Juncture 2018 accueillera plusieurs observateurs."

(Etat Major des Armées)

 

Malgré les déclarations sur la nature "défensive" de l'OTAN, la multiplication de ce genre d'exercice est un échelon supplémentaire dans l'escalade qui mène à la guerre impérialiste !

 

Ces déclarations, ces exercices servent à faire accepter la possibilité de la guerre, en affirmant de plus en plus l'éventualité d'une utilisation de l'article 5 de la charte de l'OTAN, qui permet à tous ses pays membres de prendre "aussitôt, individuellement et d'accord avec les autres parties, telle action qu'elle jugera nécessaire, y compris l'emploi de la force armée". L'histoire nous montre que la formation d'alliances soi-disant "défensives" a toujours été un élément préparatif de grandes guerres impérialistes, ces alliances n'attendant plus que le pretexte pour entrer en guerre !

 

Par ailleurs l'exercice Trident Juncture 2018 se déroulera aussi en Suède et en Finlande, qui ne sont pas membres de l'OTAN et donc à priori pas concernés par son fameux article 5 sur la "défense" collective.

 

Cet exercice est une provocation de plus contre la Russie, ayant un but affiché de s'entraîner au combat dans des environnements froids et humides, certains exercices se déroulant à moins de 500km de la frontière russe. Cela intervient après de nombreuses autres manoeuvres près de diverses frontières russes, après d'innombrables sanctions économiques et provocations politiques, après l'installation de bases de l'OTAN tout autour de la Russie.

 

La guerre de l'OTAN contre la Russie, et potentiellement d'autres pays, est en préparation depuis longue date. Une propagande intense est développée pour nous faire accepter l'idée que cette guerre serait dans notre intérêt, travailleurs et membres des couches populaires. Les impérialistes cherchent à nous faire peur en se servant de l'image de Poutine, en le présentant comme un fou doté de l'arme nucléaire dont le monde libre devrait se débarasser pour sa sécurité. Ils cherchent de cette façon a nous faire accepter la guerre.

 

Mais cette guerre ne se prépare que dans l'intérêt des monopoles atlantiques. Elle est le produit naturel de la crise générale du capitalisme arrivé à son stade impérialiste, c'est à dire monopoliste. Le développement des forces productives, des échanges économiques, se heurte aux limites du marché, incapable d'absorber toute la production. Les investissement n'ont plus de débouchés. A cela il faut ajouter les crises des matières premières comme le pétrole et le gaz, mais aussi certains minerais essentiels à des branches entières de l'économie.

 

C'est pour ces raisons et nulles autres que les forces de l'OTAN cherchent la guerre : ce sont les monopoles impérialistes qui cherchent de nouveaux marchés, de nouveaux débouchés, de la nouvelle main d'oeuvre. Ils cherchent de plus à détruire une partie du capital qu'ils ont amassé, et à gagner le marché de la reconstruction qui suivra la guerre !

 

Notre camp n'est pas celui de tel ou tel impérialisme. Refuser la guerre contre la Russie ce n'est pas soutenir Poutine, le gouvernement russe, ni les monopôles russes. Tout à l'opposé, nous soutenons les travailleurs de Russie, en particulier du Parti Communiste Ouvrier de Russie, en lutte aujourd’hui contre la réforme des retraites imposées par le gouvernement et les monopoles du pays, qui détruit l’un des derniers héritages de l’Union Soviétique. Rien ne sépare les intérêts des travailleurs de Russie, de France et des autres pays. Au contraire, ils n'ont aucun intérêt à la guerre préparée par les impérialistes pour le compte des monopôles et avec le sang du peuple !

 

Nous n'acceptons pas les comparaisons réthoriques avec la guerre froide avancée par le camp de l'OTAN, qui cherchent par des analogies fumeuses à semer la confusion dans les consciences, à assimiler les communistes et ceux qui luttent contre la guerre à des partisans du gouvernement russe. Nous combattons également les mensonges de ce dernier, qui cherche à récupérer le prestige de l'Union Soviétique en s'appropriant l'image de ses leaders, en multipliant les déclarations nostalgiques à son sujet tout en attaquant les droits les plus élémentaires des travailleurs, acquis précisément par la construction du socialisme réel.

 

Nous dénonçons l'OTAN comme une alliance impérialiste guerrière, nous exigeons la rupture avec l'OTAN, puis sa dissolution !

 

La France est le 2e contributeur à l'exercice Trident Juncture, derrière les Etats Unis. C'est dans la logique des monopôles français qui ont choisi depuis ces dernières années d'opérer de façon plus agressive contre les travailleurs en France et pour faire avancer leurs intérêts internationalement. Depuis qu'il est au pouvoir, Macron a donc systématiquement renforcé l'implication de l'Etat français dans l'OTAN, développé les interventions impérialistes.. Toute son action internationale a visé à renforcer la position des monopôles français dans la pyramide impérialiste. Nous ne faisons pas de différence entre les attaques de plus en plus frontales contre les droits des travailleurs, l'intensification de la répression et les graves reculs des droits démocratiques d'un côté, et les manoeuvres destinées à faciliter les exportation de capitaux, les cadeaux faits aux monopoles, les interventions impérialistes de l'autre ! Contre les travailleurs et les couches populaires de France ou contre les peuples d'autres pays, nous trouvons le même ennemi, avec les mêmes intérêts : les monopoles français cherchant par tous les moyens à maintenir leurs taux de profits !

 

Contrairement à un mythe véhiculé en particulier par les forces estampillées de gauche, y compris soi-disant "radicale", la France n'est pas un pays impérialiste de seconde zone. C'est un des piliers majeurs du système impérialiste mondial, un système qui oppresse les peuples et asservit les travailleurs, qui est à l'origine des guerres, de la misère, des réfugiés, du chômage de masse, qui génère les crises et met en danger jusqu'à l'existence de l'humanité.

 

Nous dénonçons la classe capitaliste comme le réel responsable des provocations impérialistes et des préparatifs à la guerre, tout comme de toutes les attaques contre nos droits ! Nous rappelons que "la guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens", et que la seule politique de l'Etat français est la politique des monopoles impérialistes !

 

Nous adressons notre soutien internationaliste au Parti Communiste de Norvège (NKP), qui organise aujourd'hui une manifestation contre les exercices Trident Juncture, contre l'OTAN, contre la guerre, et contre l'impérialisme. La lutte de nos camarades est la nôtre car nous avons les mêmes ennemis, les mêmes intérêts et les mêmes buts.

 

Le réel ennemi des travailleurs est le système impérialiste. Nous luttons contre les monopôles, pour le renversement du capitalisme par la révolution et l'établissement du pouvoir ouvrier et populaire. Seule la construction du socialisme permettra à la fois de répondre aux besoins sociaux, par la socialisation des moyens de production et la planification de l'économie, tout en oeuvrant pour un monde de paix, débarassé du capitalisme qui génère les crises et la guerre.

 

Pour la révolution et la socialisme, organise ta colère !

Fin de la guerre officielle en Corée

  • Par jc13
  • Le 29/05/2018

28/04/2018

Nous reproduisons ici le communiqué de nos camarades de la JC Lyon, sur la situation en Corée, auquel nous nous associons.

Hier, 27/04/2018, sera à jamais gravée dans le marbre comme la journée où la détermination et la combattivité de tout un peuple pour son unité, sa souveraineté et pour la paix aura fini par l'emporter sur la guerre ainsi que les injonctions et manipulations impérialistes.

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Soutien à la Jeunesse Communiste Grecque (KNE)

  • Par jc13
  • Le 29/05/2018

23/04/2018
La répression ne passera pas !

Les Organisations de Jeunesse Communiste des Bouches du Rhône, de Lyon, de la Loire et du Bas-Rhin s'associent à la déclaration suivante :

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Le mouvement étudiant prend de la force dans le département

  • Par jc13
  • Le 29/05/2018

17/04/2018

Depuis ce jour, la FAC de lettres d’Aix-en-Provence est bloquée et occupée. Les étudiants d’Aix-en-Provence et de Marseille occupent conjointement les bâtiments principaux des deux sites. La fac est le lieu de souveraineté des étudiants, là où ils étudient et militent. Ce sont eux qui, lors des Assemblée Générale, déterminent les conditions de la lutte contre la loi ORE et toutes les autres réformes antisociales.

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Premier Mai 2018: Avec internationalisme et solidarité !

  • Par jc13
  • Le 29/05/2018

17/04/2018
Déclaration de la Fédération Syndicale Mondiale

Nous reproduisons ici le communiqué de la Fédération Syndicale Mondiale concernant le premier mai.

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Contre le chômage et la précarité, la lutte !

  • Par jc13
  • Le 29/05/2018

16/04/2018
Non à la barbarie capitaliste !

Alors que les bourgeoisies impérialistes se sont à nouveau liguées pour bombarder la Syrie et intensifier leur agressions impérialiste, le gouvernement Macron multiplie les initiatives de recrutement dans l'armée et la police. Il tente de faire apparaître l'emploi dans l'armée et la police comme la solution au chômage et à la précarité.

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Les Républicains prennent exemple sur Syriza !

  • Par jc13
  • Le 29/05/2018

Nouveau projet de loi visant à porter atteinte au droit de grève

En Grèce, le gouvernement de soi disant "gauche radicale" de Syriza-Anel a récemment restreint le droit de grève, en imposant à tout grève, pour être légale, d'avoir été votée par au moins 50% des travailleurs syndiqués dans l'entreprise ou la branche concernée.

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Grève des postiers dans le département

  • Par jc13
  • Le 29/05/2018

13/04/2018
Brèves de la lutte : la parole aux travailleurs

De nombreux postiers sont actuellement en lutte dans le département. Aucun des média bourgeois n'a cru bon de parler de leur lutte, ce qui ne leur convient pas. Nous ouvrons ici nos colonnes à l'un d'entre eux qui a souhaité s'exprimer.

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Non à la répression dans nos facs !

  • Par jc13
  • Le 29/05/2018

26/03/2018
L'Etat utilise les CRS et des milices fascistes pour intimider le mouvement étudiant

Ce mardi 20 mars, le Ministère de l’Éducation a mis sous tutelle la Fac Toulouse-Le Mirail et a dissous son Conseil d'Administration. Cette mesure scandaleuse prise après un mois de blocage marquant le point d’orgue d’une lutte exemplaire contre le projet de fusion et contre le plan étudiant. Exemplaire parce qu’elle constitue une avant garde du mouvement étudiant nationalement : à Toulouse la mobilisation a été massive, et les étudiants ont créés les conditions pour bloquer totalement leur faculté. Ils ont fait le choix de la lutte et ont su véritablement œuvrer à la construction d’un rapport de force contre le gouvernement et la direction de leur Université.

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Soutien au mouvement de grève des salariés de l’usine Coca-Cola des Pennes Mirabeau !

  • Par jc13
  • Le 29/05/2018

07/03/2018
Les monopoles détruisent l'emploi !

Depuis le 14 février, les employés sont en grève pour lutter contre le plan social annoncé comme "Plan de Sauvegarde de l’Emploi" le 20 novembre 2017.

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Le logement est un droit, pas une course aux profits !

  • Par jc13
  • Le 29/05/2018

19/02/2018
A Marseille comme ailleurs : pour un droit au logement digne et pour tous !

La Jeunesse Communiste de Marseille est à l'initiative d'une pétition en ligne revendiquant de nouveaux droits au logement pour les couches populaires et les étudiants précaires.

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Succès de la première initiative contre l'ouverture d'un Bastion Social à Aix en Provence

  • Par jc13
  • Le 29/05/2018

11/02/2018

Plus de 100 personnes se sont rassemblées à l'initiative de notre organisation, afin de dénoncer le rôle de chien de garde du capital tenu par cette nouvelle organisation fasciste.

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Solidarité avec Martin !

  • Par jc13
  • Le 29/05/2018

05/02/2018
Rassemblement contre la justice de classe

Ce lundi 5 février, notre camarade Martin P. est une fois de plus passé en procès suite à une manifestation contre la loi El Khomri, loi soi disant "Travail", dont les principaux axes visaient à faciliter les licenciements, développer la précarité et réduire les possibilité de lutte des syndicats. 

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Non au fascisme, pas de Bastion Social !

  • Par jc13
  • Le 29/05/2018

04/02/2018
Manifestation antifasciste le 10 février 2018

Un Bastion Social ouvre ses portes à Aix en Provence samedi 10 février. Inconnue il y a de cela 6 mois, cette organisation n'est en fait qu'un recyclage raté d'anciens groupuscules fascistes et néo-nazis, tentant de sauter un pas organisationnel.

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Tous mobilisés contre l'éducation de classe le 6 février !

  • Par jc13
  • Le 29/05/2018

03/02/2018 

La première journée de mobilisation contre les projets de la loi Vidal, de réforme du Bac, qui amèneront de fait à la mise en place d'une éducation de classe, réservée aux enfants de la bourgeoisie, s'est déroulée jeudi 1er février. Nous appelons à reconduire la mobiliation mardi 6 février : RDV 10h30 devant la Fac St Charles à Marseille, 10h30 devant la Fac de Lettres à Aix.

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Rien ni personne n’a pu empêcher la Marche Rouge du 16 décembre !

  • Par jc13
  • Le 29/05/2018

19/12/2017 
Communiqué de la Jeunesse Communiste de Lyon

La Jeunesse Communiste des Bouches du Rhône était présente samedi 16 décembre à Lyon pour la Marche Rouge de commémoration de la Révolution Socialiste d'Octobre 1917, organisée par la JC Lyon. Nous reproduisons ici leur communiqué concernant cet évènenement.

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No Passaran

  • Par jc13
  • Le 29/05/2018

09/12/2017

Aujourd’hui, l’Action Française, un groupuscule royaliste, extrêmement virulent, organise un rassemblement devant la cathédrale Saint Sauveur, en plein coeur d'Aix-en-Provence, en faveur d’un « Frexit ». Pour ces individus il s’agit de défendre une sortie française de l’Union Européenne sur des bases nationalistes et réactionnaires.

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