Rien ne peut stopper le Premier Mai !

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Malgré le contexte actuel, nous avons hier participé à de nombreuses initiatives pour que ne pas abandonner le premier mai au patronat et à l'Etat, qui veulent depuis toujours en faire une simple journée de festivités, la "fête du Travail". 

Nous avons participé aux 2 rassemblements impulsés à Marseille par l'Union locale CGT Marseille Centre et l'UL CGT Joliette Saint Lazare ainsi qu'au rassemblement impulsé par les Gilets Jaunes du Pays d'Aix devant la Mairie d'Aix-En-Provence. Comme partie intégrante du mouvement ouvrier combatif, qui refuse de capituler dans l'union nationale et de laisser nos droits et nos libertés démocratiques être détruites sans résister !
La ligne de clivage entre les syndicats jaunes qui cogèrent avec les patrons et les syndicats rouges qui organisent la lutte de notre classe est chaque jour plus claire.
Nous continuerons de dénoncer le rôle de l'Union Européenne comme outil de corruption syndicale, d'établissement d'une bureaucratie syndicale jaune ne remettant pas en cause la propriété des moyens de productions, ne combattant pas l'exploitation capitaliste elle-même mais uniquement ses effets.
Cette bureaucratie syndicale prend corps dans la Confédération Européenne des Syndicats, un outil des impérialistes pour s’acheter l’indépendance du mouvement ouvrier et faire de nos luttes un outil dans leurs jeux politiques.
Hier, en brûlant ces symboles nous avons affirmé que rien ne nous fera cesser la lutte et perdre notre indépendance de classe !

Ces rassemblements ont permis de démontrer que le confinement que nous vivons n’a pas été mis en place pour nous protéger mais comme une mesure minimum, sauvegardant le profit maximum ! Alors que nos libertés individuelles sont détruites et conspuées par les media, la grande majorité des exploiteurs, en particulier les monopoles, ont conservé toutes leur liberté d’exploiter, au mépris de nos vies !

C’est pourquoi nous sommes sortis ce premier mai, malgré les interdits, pour dénoncer la gestion de la crise et exiger les mesures élémentaires immédiates et refuser la reprise des cours du 11 mai, dont l’unique but est de garder les enfants pour envoyer les parents travailler !

Tout au cours de la journée, via des slogans lors des manifestations, avec nos banderoles, nos affiches et nos voix, nous avons prévenu des suites que les capitalistes donnerons à la crise.
Les débouchés se bloquent alors que toujours plus de marchandises sont produites, et les seules réponses des monopoles sont de faire fermer toutes les plus petites entreprises et de licencier, restructurer, faire fermer des unités de production au sein des leurs, tout en attaquant tous les droits ouvriers conquis pas nos ainés. Le chômage de masse, l’augmentation du temps de travail et de l’exploitation forment le programme électoral que nous propose le grand parti du capitalisme et son comité de gestion, l’Etat.
Mais ces solutions ne sont que la préparation du développement total d’une crise de plus grande ampleur.
C’est pour préparer ces moments, pour préparer la confrontation économique, politique et éventuellement militaire avec les autres pays impérialistes, qu’une offensive est lancée par la bourgeoisie auprès de notre classe.
Dès maintenant, elle tente de militariser le travail, en demandant des contreparties contre le RSA, en ayant recours au travail forcé et gratuit sous couvert de volontariat, comme avec Territoire Zéro Chômeurs Longue durée, un précurseur du retour du STO. L’épidémie a été l’occasion de poursuivre dans cette voie, en appelant les chômeurs à travailler sans salaire dans l’agriculture, en envoyant des réfugiés dans les champs sans leur avis, « pour le bien de la nation ».
La rhétorique guerrière et nationaliste envahit de plus en plus les média, les déclarations officielles et nos écoles, où le Service National Universel, les stands de recrutement de l’armée mais aussi la publicité autour des services civiques préparent la nouvelle génération à combattre non pas pour ses intérêts, mais pour la défense de l’ordre social capitaliste.
Au nom de la concurrence avec les autres pays impérialistes, au nom de la guerre économique, le gouvernement cherche à nous faire accepter la destruction de nos droits, à se précipiter vers une exploitation toujours plus intense.
Pour faire passer ses projets, la bourgeoisie s’est dotée d’hommes interchangeables à tous les postes de direction de l’Etat. Elle est prête à violer un par un tous les semblants démocratiques dont elle a orné sa dictature de classe. En premier lieu, elle a réduit le parlement à une chambre d’enregistrement de ses diktats en gouvernant à coup d’ordonnances.
Tout en laissant libre court à sa police pour faire ressortir ses pires instincts et en sortir toujours impunie, elle s’arme chaque jour de nouvelles lois antidémocratiques et liberticides amenant toujours plus de répression et de contrôle.

Nous sommes tous face à un choix : allons nous rester les bras croisés et capituler ou allons nous lutter pour détruire pour toujours cet ordre social qui n’a que trop duré ?

La lutte contre la réforme des retraites et l’épidémie du coronavirus ont fait ressortir de l’ombre celle que tous avait prétendue disparue : la classe ouvrière. Ces moments ont permis de rappeler que c’est notre classe qui fait tourner le monde, que rien n’existe sans notre travail.
Nous pouvons réaliser cette force illimitée cachée dans notre classe, et nous unir pour détruire le pouvoir de la classe parasitaire à l’origine de tous nos maux. Unis, il nous est possible de prendre l’économie, de réorganiser et de planifier la production non pas pour qu’elle serve le profit mais pour qu’elle assure la satisfaction de nos besoins sociaux. Cela nous pourrons l’organiser si nous détruisons le pouvoir en place, si nous démantelons l’administration, l’armée et la police bourgeoises et si nous les remplaçons par un nouveau pouvoir ouvrier et populaire.
Aujourd’hui nous disons : ce sont les travailleurs, assemblés sur l’unité de production, qui doivent décider, qui doivent être l’épine dorsale de l’Etat. Ce sont eux qui doivent décider de comment, pourquoi produire. Ce sont eux qui doivent décider des lois et de la justice. Ce qu’ils produisent doit servir à satisfaire les besoins de tous au lieu d’enrichir une minorité.

Ce monde nouveau nous pouvons le construire, si nous nous organisons à travers toutes nos luttes avec pour objectif de renverser l’ancien, et d’établir le socialisme-communisme, pour le travail, la paix et la dignité !

En ce premier mai, plus que jamais, cette alternative se pose à tous. Ou la révolution et le socialisme-communisme, ou la barbarie capitaliste !

A tous ceux qui au fond d’eux savent que seule la révolution socialiste est notre avenir, qui sont déjà en révolte intérieure contre le capitalisme et ses méfaits, mais qui hésitent encore à agir, nous renouvelons notre appel :

ORGANISE TA COLERE ! ADHERE A LA JEUNESSE COMMUNISTE !
 

 

manifestation socialisme révolution FSM CGT