3 février : contre la criminalisation de la lutte par l’université, aucune sanction pour François !
- Le 28/01/2026
- Dans Luttes
Le mardi 3 février prochain se tiendra à Marseille le procès contre François pour « diffamation » et « atteinte à la réputation de l'université, procédure judiciaire initiée par Éric Berton, président d'Aix-Marseille, celui qui a changé le slogan d'Aix-Marseille Université, d’« initiative d'excellence » en « socialement engagée » avec la collaboration des corporations étudiantes.
Rassemblement de soutien 13h30 devant le tribunal judiciaire Place Monthyon 6e arrondissement Marseille !
Sur 7 ans, cette présidence a accompagné toutes les contre réformes gouvernementales, a participé sous un vernis pseudo « social » à cogérer la misère du manque de financement, à la privatisation en cherchant des financements privés chez la CMA CGM, à la dégradation généralisée des conditions de travail et d'étude, par la précarisation des statuts des personnels, par la maltraitances des vacataires, par l'entassement des étudiants dans des salles vétustes, par supprimer des diplômes jugés non rentables par des « personnalités extérieures (patronales) »... et à bâillonner tous les mouvements sociaux et luttes qui le remettaient en cause.
En appliquant par commencer un règlement intérieur interdisant dans les faits le tractage et le droit de réunion. Dès le départ, en tant que Jeunes Communistes et avec le Comité de Lutte, nous n’avons jamais appliqué ce règlement intérieur qui va à l’encontre des libertés syndicales et politiques de base. Nous avons toujours mené la lutte, et imposé par le rapport de force ces libertés dans des contextes d'occupations de la fac que nous avons souvent impulsées à Aix : contre Parcoursup en 2018, LPPR en 2020, pour les retraites et la solidarité avec la Palestine depuis 2023…
Après des années de climat réactionnaire sous les gouvernements successifs Macron, la solidarité avec la Palestine a été particulièrement criminalisée depuis le 7 octobre et nous avons assumé notre rôle sur notre campus à essayer de mobiliser la jeunesse étudiante en soutien à la résistance palestinienne.
Après des conférences, réunions, tractages et AG perturbés ou censurées, nous en avons quand même tenu durant cette période et nous avons combattu la mutation de l’université comme outil de l'impérialisme français et sa machine de guerre en marche, où elle s’aligne sur les positions géopolitiques de l’État français en faisant taire les voix discordantes et participe entièrement à l'économie de guerre en préparation (orientation des moyens de la recherche vers les thématiques de l’armée, généraux et soldats sur les campus, valorisation des notes des étudiants réservistes…).
Sur cette base, un simple « tractage » en avril 2024 pour dénoncer ces états de fait sur le campus a fait démarrer ces poursuites disciplinaires contre son syndicat étudiant – le Comité de Lutte – visant Odile et lui, puis judiciaires contre François en particulier. Pour en faire un exemple, faire « peur » et continuer ce processus d'« autonomisation de l'université » et d'autoritarisme où président d'université rime de plus en plus avec PDG d'entreprise qui cherche à faire sa loi comme n'importe quel patron et débarrasser ce qui reste de gênant dans ses rangs.
Face à la répression, à la tentative de nous faire taire, de continuer à mettre des bâtons dans les roues à la lutte et son organisation, il n'y a qu'une réponse valable : plus de luttes !
Et elles paient : sur les poursuites disciplinaires, face aux rassemblements de soutien unitaire, la présidence a dû faire un rétropédalage, annuler les charges contre Odile et sanctionner François d’un simple « avertissement » (dont une procédure pour la contester est en cours).
Son cas n’est pas unique, il s'inscrit dans l'empilement des affaires disciplinaires dans les universités (ex : dans les Science-PO les deux années passées) et judiciaires contre tous les soutiens avec la Palestine (JP Delescaut, Timothée Esprit, Alex, Mahdieh, François Burgaud... la liste est longue).
Le mardi 3 février sera l'occasion de faire tomber tous ces fallacieux chefs d'accusation contre François, contre le Comité de Lutte et tout le contenu syndical et politique mis en avant dans cette période. Ce sera l'occasion d’infliger une défaite juridique à Éric Berton, ce qu'il représente et créer une jurisprudence que non, ces tentatives d'intimidation sont vouées à l'échec, nous avons raison de lutter et que rien ne nous empêchera de mener ces combats.
Nous appelons lycéens, étudiants, travailleurs, organisations syndicales, politiques, progressistes à venir massivement le mardi 3 février pour soutenir François !
Le rassemblement se tiendra à 13h30 rendez-vous devant le tribunal judiciaire Place Monthyon 6e arrondissement Marseille !
répression Comité de Lutte Aix-Marseille Université Palestine Jeunesse Communiste des Bouches-du-Rhône