Non à la répression dans nos facs !

  • Par jc13
  • Le 29/05/2018

26/03/2018
L'Etat utilise les CRS et des milices fascistes pour intimider le mouvement étudiant

Ce mardi 20 mars, le Ministère de l’Éducation a mis sous tutelle la Fac Toulouse-Le Mirail et a dissous son Conseil d'Administration. Cette mesure scandaleuse prise après un mois de blocage marquant le point d’orgue d’une lutte exemplaire contre le projet de fusion et contre le plan étudiant. Exemplaire parce qu’elle constitue une avant garde du mouvement étudiant nationalement : à Toulouse la mobilisation a été massive, et les étudiants ont créés les conditions pour bloquer totalement leur faculté. Ils ont fait le choix de la lutte et ont su véritablement œuvrer à la construction d’un rapport de force contre le gouvernement et la direction de leur Université.

La mise sous tutelle est une porte claquée au nez des étudiants, un refus de dialogue avec les instances représentatives locales au moment même où le rapport de force était clairement en faveur des étudiants.

Les étudiants occupent toujours le site, mais sous la menace de l'arrivée prochaine des CRS pour les déloger comme ce fut le cas à Bordeaux, à Lille, à Grenoble et à Strasbourg où les CRS, appelés par les doyens des facultés, sont entrés dans les amphithéâtres occupés, occasionnant parfois plusieurs blessés.

A Montpellier, ce jeudi 22 mars, ce ne sont pas les flics qui sont venus déloger les étudiants qui occupaient la faculté de droit, mais un groupuscule cagoulé, armé de battes, et proférant des propos fascistes. De nombreux blessés graves et des scènes de violence extrême. Cette intervention s’est faite avec la complicité du doyen, Philippe Petel, qui leur a ouvert les portes de l’amphi. Le doyen a depuis démissionné face à la vague d’indignation qu’ont entrainé ces agissements.

L’Etat a décidé de matraquer des étudiants parce qu’ils ont osé s’opposer à ses projets. Ses représentants ont ouverts les portes d’une faculté à un commando armé pour « casser du militant ». Voilà à quelles extrémités le pouvoir en est réduit ! Ces agissements sont une leçon : la jeunesse et les travailleurs de France vivent dans un pays dirigé par des criminels. Une bande de parasites aux projets opposés sur tous les points aux intérêts des couches populaires. Les agissements du gouvernement à la solde de la bourgeoisie ne sont pas sans rappeler les méthodes qui furent employées dans les années 60/70. A cette époque le SAC (service d’action civique, composé d’anciens de l’OAS) milice gouvernementale, traquait les militants, grévistes, manifestants, étudiants, pour les tabasser pour les faire taire une bonne fois pour toutes. Le SAC créera plus tard L’UNI dont nous connaissons tous le positionnement violent contre les grèves étudiantes et les blocages. C’est aussi à cette époque, en 68 que le GUD est créé pour opposer aux mobilisations étudiantes la violence réactionnaire.

Le retour de ces méthodes n’est pas anodin et s’inscrit dans un cadre général de montée du fascisme en France et en Europe. Les politiques antisociales de ces dernières années provoquent la montée du mécontentement et de la misère populaire. Les groupuscules d’extrême droite tentent de détourner cette colère pour monter les travailleurs les uns contre les autres. Le fascisme est une solution de secours pour le capitalisme, il sert d’épouvantail pour les élections comme il sert de milice pour mater les soulèvements et en dernier recours il est porté au pouvoir pour préserver les intérêts patronaux.

Ces stratégies mises en place par le gouvernement n'ont qu'un seul objectif : créer un climat de peur chez les étudiants afin détruire la mobilisation contre la loi Vidal et éviter toute convergence avec la lutte des cheminots, des fonctionnaires, des retraités, des chômeurs : tout ceux que le gouvernement attaque !

La Jeunesse Communiste des Bouches du Rhône condamne les derniers agissements intolérables du gouvernement. Elle appelle tous les étudiants et lycéens, mais aussi les jeunes ouvriers, les privés d’emplois, à prendre conscience que ce type d’évènements ne constitue en aucun cas une « dérive » de la part du gouvernement, mais qu’au contraire ils sont voués à se répéter, que seul le renversement du capitalisme peut reléguer aux poubelles de l’Histoire des actes pareils. L’Histoire montre que face à la répression, qu’elle soit patronale ou gouvernementale, seule la lutte et l’unité paient ! La seule réponse face aux tentatives d’intimidations telles qu’elles se développent actuellement, c’est la lutte.

La répression ne doit rien susciter d’autre que la révolte et la détermination !

Baisser la tête c’est donner raison à ceux qui pensent nous faire taire en nous matraquant !

Opposons leur notre union, et la peur changera de camp.

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