Répression des lycéen.nes en lutte par le rectorat : rien ne doit passer, le 30 avril et après on bloque tout !
- Le 26/04/2026
- Dans Luttes
À Marseille, le rectorat se prend pour la préfecture et les services des renseignements territoriaux : le 26 mars, lors d'une action symbolique devant la DSDEN contre le budget d'austérité et de guerre, Jean-Yves Bessol, inspecteur académique, s'est permis de les prendre en photo, les faire identifier par les proviseurs, les ficher puis envoyer aux parents d'élèves des menaces de sanction.
En plus de ça, il se justifie :
“Ces chers petits étaient sous notre porche [DSDEN], bloquaient la libre circulation des personnels : or, selon le code de l’éducation, s’ils n’ont pas le droit de grève, ils ont en revanche l’obligation d’assiduité."
Qu'est-ce que l'assiduité dans des classes surchargées ? Se former dans des conditions d'étude complètement dégradées ? Son avenir compromis par le tri social de Parcoursup ? Par des mesures comme le CPE XXL pour licencier aisément les - de 26 ans pour mater la jeunesse prolétaire ? Par des politiques va-t-en guerre ?
Tout cela démontre que la grève, exercée de fait par les lycéen.nes, est une nécessité. Les blocages en sont l’expression, et comme le rectorat et la préfecture craignent l’élargissement et la structuration du mouvement dans et en dehors du 13, ils nous attaquent aussi sur l’absence de ce droit dans la loi.
Conquérir ce droit de grève lycéenne devient un enjeu immédiat.
Nous devons l’arracher car la grève est la seule manière de nous faire entendre, de nous faire respecter et imposer, par le rapport de force, nos revendications contre les injustices et la barbarie capitaliste qui impactent directement nos vies ou notre avenir.
Arracher ce droit dans la loi serait une liberté démocratique de conquise. Face à la répression, nous le voyons, elle est complètement disproportionnée quand il s’agit de lycéen.nes en lutte avec la préfecture qui intervient systématiquement pour nous réprimer, subissant pour certains 24h à 48h de garde à vue et des poursuites judiciaires.
Ils ont peur, alors c'est le moment de frapper fort !
Face à des politiques imposées par des gouvernements à la solde de la bourgeoisie, c'est bien les blocages, avec les travailleurs en grève, qui les inquiètent : la peur que les blocus se structurent et se répondent dans d'autres lycées, en fassent un large mouvement de la jeunesse pour notre droit de grève, contre la guerre et la militarisation.
La peur que ce mouvement soit rejoint par les travailleurs organisés, qu'un mouvement anti-guerre devienne réalité dans notre pays, à l'heure où l'État français soutient l'entité sioniste génocidaire et pousse à la militarisation et vers la guerre.
De son aveu, ce RG rétorque "ça ne fonctionne pas comme ça la démocratie, mais dans les urnes." Traduction : nous devons comprendre que c'est en s'organisant, en luttant, en installant un rapport de force que nous pouvons imposer nos revendications, et non par les urnes !
Lycéennes, lycéens, ce système ne nous réserve que chômage, misère, exploitation et guerre. Nous avons raison de lutter, plus que jamais.
Pour le droit de grève lycéenne contre les coupes des moyens et le budget de guerre, le 30 avril et après on bloque tout !
Organise ta colère !
Fait à Marseille, le 26/04/2026
Jeunes Communistes des Bouches-du-Rhône / Jeunesse Communiste des Bouches-du-Rhône
répression lycées Blocage Education Nationale Jeunesse Communiste des Bouches-du-Rhône