29 septembre, 1er octobre et après : bilan, solidarité aux lycéens de Martigues, poursuites du mouvement
- Le 01/10/2026
- Dans Luttes
Le 29 septembre, 300 000 manifestants ont répondu présents dans toute la France pour la défense des services publics, de l’éducation, le dégel du point d’indice, la revalorisation des salaires, le blocages des prix et contre le budget de guerre.
Dans les Bouches-du-Rhône, 13 lycées ont été bloqués dans un contexte de rentrée chaotique liée à la désorganisation programmée de l’éducation nationale avec des coupes budgétaires dans l’éducation qui servent à financer un budget de guerre en hausse constante d’ici 2030.
A Marseille, on compte notamment St-Charles, Montgrand, Rempart, Marseilleveyre, Perrier, Jacques-Chirac, Marie-Curie, à Martigues Lurçat et Langevin et d’autres lycées encore.
Le syndicat lycéen MNL 13, en particulier à Marseille, a impulsé, coordonné et travaillé à la réussite de cette journée de blocus pour engager un bras de fer avec le rectorat, la préfecture et l’Etat bourgeois qui démantèle l’éducation publique. Des blocus alimentaient par des mots d’ordre visant directement la marche vers la guerre, orientation que nous devons porter et élargir dans tous les lycées qui rentrent désormais en lutte depuis le succès du 29 septembre.
En parallèle, les directives ministérielles sont claires : réprimer systématiquement chaque lycée organisé, ce qui a mené à des interpellations et intimidations notamment à Montgrand et d’autres lycées, mais aucune garde à vue à Marseille grâce à la vigilance de nos organisations, des syndicats professionnels et du personnel mobilisé. A Martigues, les lycées Lurçat et Langevin ont été bloqués par la majorité des lycéens : luttant pour leur droit et leur avenir, ils sont subis une intervention policière violente menant à deux gardes à vue, sans que la famille des interpelés ne puisse les voir.
La Jeunesse Communiste des Bouches-du-Rhône dénonce ces politiques de terrorisation de la jeunesse qui s’organise, qui lutte ici dans le 13 comme dans le reste du pays : la répression vise à nous taire. C’est un signe de faiblesse de cet ordre pourrissant, en crise, qui n’a d’autres solutions que d’attaquer frontalement notre camp. Nous avons raison de lutter face à la dégradation de nos conditions d’études, à la misère et à la guerre qui sont réservés à la jeunesse prolétaire de notre pays. Notre organisation se tient à la disposition de tout jeune face à la répression pour organiser la solidarité, toute initiative pour faire bloc et contribuer à élargir le mouvement pour déborder les forces de répression.
Notre message est clair : attaquer un d’entre nous, c’est risquer d’enflammer le mouvement et que nous soyons inarrêtable. La Jeunesse Communiste prend ses responsabilités pour apporter cette réponse politique.
La dégradation de nos conditions de vie et d'études se poursuit, la marche vers la guerre également : à notre échelle, dans chaque lycée et en dehors, impulsons des initiatives, des débats, des tractages, des blocus, des manifestations !
Construisons l’élargissement du mouvement de blocus le 1er octobre et après !
Chaque jeune qui le souhaite pourra trouver à la JC toute aide afin de produire du matériel politique à diffuser sur son établissement, à s'organiser et construire des noyaux d’organisation et de luttes partout où nous étudions !
Face à la guerre, au chômage, à la misère qui est réservée à la jeunesse prolétaire,
ORGANISE TA COLERE !
Jeunes Communistes des Bouches-du-Rhône / Jeunesse Communiste des Bouches-du-Rhône
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