26/04/2017 Notre position après le premier tour.

  • Par jc13
  • Le 14/05/2018

Après l'une des campagnes les plus absurdes et les plus cacophoniques de l'histoire de la  Ve république, le premier tour nous a conduit vers un duel Macron – Le Pen. Un choix à faire entre un homme qui n'a comme parti que celui des banques et des monopoles, et un FN toujours aussi fascisant et antipopulaire.

L'appel a déjà été lancé, du PCF aux Républicains en passant par le PS, à un front républicain contre la menace du Front National. Mais le choix de voter Emmanuel Macron ne peut pas être un choix antifasciste ! Son programme ultralibéral, projettant de gouverner par ordonnances, sans faire voter les lois, vise à détruire le plus rapidement possible le code du travail, la sécurité sociale et les services publics. L'ensemble de ses politiques antisociales accentueront le chômage, la précarité et l'exploitation, elles conduiront à une perte de salaires réels et de pouvoir d'achat et pousseront toujours plus les couches populaires dans la misère. 
Dès aujourd'hui il est impossible, dans l'éventualité que le candidat d'En Marche soit élu, de laisser au Front National la place du seul opposant politique.

Beaucoup d'appels qu'ils soient issu de la prétendue "gauche" ou même de l'Etat, de la droite, parlent des responsabilités du peuple français. Aujourd'hui il semblerait qu'être responsable c'est faire le choix du candidat officiel du MEDEF pour combattre le fascisme, y compris quand on se dit communiste. Mais le fascisme n'est pas une apparition spontanée issue de "la bêtise des gens" comme de nombreux discours infantilisants le laissent entendre. Aujourd'hui le lit du fascisme se fait sur les politiques antisociales et sécuritaires menées par le Parti "Socialiste" et avant eux par la droite. Ce sont ceux qui ont mis en place l'état d'urgence, la déchéance de nationalité, qui ont condamné plus de 2000 syndicalistes suite à la lutte contre la loi Travail, qui ont laissé la police manifester cagoulée et la tension monter dans la répression qui nous disent aujourd'hui de faire barrage au fascisme.

L'orientation de plus en plus ouvertement anti-démocratique que nous observons n'est pas une dérive sécuritaire issue de lubies personnelles. Ce sont les mesures répressives nécessaires à l'Etat capitaliste français pour maintenir l'ordre social et faire avancer ses intérêts, dans un contexte de crise du capital. La loi Travail était vitale pour les intérêts des capitalistes français, tout comme les mesures visées par Macron : ensemble ils seront déterminés à les faire passer coûte que coûte, quitte à se salir les mains.

Macron c'est également l'homme de l'UE. Rappelons qu'en Ukraine l'Europe a soutenu le putsch fasciste à Kiev, qu'elle continue de financer les bandes armées ouvertement néo-nazies qui traquent maintenant les juifs et les communistes. Qu'en Pologne et en Hongrie ces mêmes communistes sont chassés sous l'oeil bienveillant de l'UE. Voter Macron c'est également voter pour la guerre et le fascisme en Europe.

Ces éléments invalident totalement la posture antifasciste prise par la majorité des organisations politiques du pays. La collaboration de classe n'est pas un moyen de lutte contre le fascisme, pas plus que le fascisme un outil de lutte contre le capital.

C'est pourquoi nous appelons tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans les politiques du dernier quinquennat, tous les antifascistes, tous les travailleurs, tous les jeunes à ne pas cautionner le dilemme dans lequel le système électoral bourgeois essaye de nous enfermer. C'est par nos luttes, par nos combats quotidiens pour changer la société que nous mènerons le capital à sa perte, et le fascisme avec lui.

Cette élection a montré un élément nouveau, c'est une mobilisation de plus grande ampleur à gauche. Mélenchon n'a jamais été le candidat de la Jeunesse Communiste des Bouches du Rhône. Mais à ceux qui ont fait le choix de la France Insoumise, la JC13 leur souhaite d'aller plus loin vers la rupture avec le capital et ses institutions en s'organisant dans la lutte à nos côtés et syndicalement. Au contraire elle leur souhaite de ne pas rebrousser chemin pour aller capituler en votant Macron.

Nous appelons à une participation des plus massives à la manifestation du 1er Mai à 10h30 sur le Vieux Port. 
Egalement à un rassemblement le 7 Mai à 20h30 aux réformés. 

Pour affirmer que quelle que soit l'issue électorale nous devrons nous battre pour nos conditions de vie et de travail. Aujourd'hui comme hier et demain, la seule solution pour le progrès social c'est la lutte de classe. Nous faisons nôtre l'ancien mot d'ordre du Parti Communiste Français : 

S'abstenir, c'est agir contre la réaction !

 

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