2017 05 02

CONTRE LA RÉPRESSION, LA BARBARIE ET LA DICTATURE CAPITALISTE, ORGANISE TA COLÈRE !

  • Par jc13
  • Le 21/12/2018

Ces dernières semaines souffle un vent de contestation contre le gouvernement et ses politiques antipopulaires. Gilets Jaunes, lycéens, mouvement syndical... Cette contestation prend des formes et des contenus revendicatifs, idéologiques et politiques divers. Parfois c'est l'émeute, parfois le blocage, parfois la protestation symbolique. Contre la vie chère, face à la paupérisation généralisée, au déclassement d'une partie des classes intermédiaires, dans un élan parfois réactionnaire, parfois progressiste... Pour l'instant l'explosion de contestation contre le gouvernement n'a pas trouvé d'autre point commun que la colère vis-à-vis de la pauvreté et du mépris de classe effronté dont les monopoles font preuve à travers leurs représentants à l'Élysée et au parlement.

La réponse du gouvernement, en revanche, est très homogène : la répression. Le gouvernement Macron qui a débuté son mandat sur les chapeaux de roues doit maintenant faire face à la colère qu’il a semé et c'est ainsi qu'il a décidé d'y répondre.

La colère qui s’exprime dans le pays est légitime ! C'est le juste retour de la violence avec laquelle les monopoles ont écrasé la classe ouvrière et les couches populaires ! C'est la riposte face à la misère, à la précarité, à l'exploitation, au chômage sans précédent. C'est la traduction politique de la crise économique et sociale qui secoue le capitalisme.

 

Dans la rue ou au travail les prolétaires n'ont pas le droit de réfléchir ou de s'exprimer.

La répression que nous subissons est totalement disproportionnée. Macron semble avoir décider de surpasser ses prédécesseurs. La violence et la brutalité avec laquelle la police réprime les manifestations est sans commune mesure avec ce que les mouvements ont enduré ces dernières années.

L’utilisation de gaz lacrymogènes est devenue la norme. Le déblocage de lycées par les CRS est désormais une habitude. On ne compte plus les arrestations arbitraires et les arrestations préventives ! La police utilise le LBD 40 (Flashball) comme s'il s'agissait d'un jouet, des grenades de désencerclement, à l'origine de nombreuses blessures et aussi des grenades GLI-F4, grenades « à effet de souffle » qui explosent et qui ont déjà arrachées les mains de deux manifestants.

On dénombre à ce jour plusieurs dizaines de blessés graves, et une morte sous l’action de la police !

Mais la répression n'est pas que l’œuvre de la police. C'est tout l'État qui est l'instrument de la bourgeoisie monopoliste pour dominer le reste de la société. Deux classes aux intérêts opposés et irréconciliables s'affrontent. L'affrontement est inévitable. La classe au pouvoir a donc besoin d'un instrument pour maintenir sa domination par la force : l'État.

Voilà pourquoi le rôle de la police n’a jamais été et ne sera jamais de « protéger et servir » le peuple. Son rôle est de servir et protéger la bourgeoisie, la classe au pouvoir, et défendre les intérêts de celle-ci. La répression policière est coordonnée selon les intérêts politiques bourgeois, parfois faire exploser l'affrontement dans la rue, parfois laisser les choses se dégonfler.

Les mobilisations des syndicats ultra-réactionnaires de policiers ne doivent pas nous induire en erreur ! Ils revendiquent de meilleures conditions de travail, c'est-à-dire plus de moyens et un meilleur cadre pour réprimer toute contestation ! L'intensité de la crise capitaliste créé des contradictions dans le camp même du pouvoir, qui est obligé d'appliquer les mêmes recettes à ses chiens de garde qu'au reste des salariés. Pour autant nous ne pouvons pas avoir d'intérêts convergents avec les policiers. Parce que leur métier c'est la répression de la lutte, mieux faire leur travail, gagner un meilleur salaire, etc., c'est nous empêcher de lutter !

La répression ce sont aussi toutes les comparutions immédiates, l'alourdissement des peines, la justice aux ordres de la classe capitaliste qui veut faire taire la voix de la contestation. Des peines de prison sont prononcées à tour de bras par les tribunaux, « en raison du contexte politique actuel » ! Des lycées ont été fermés administrativement pour empêcher la construction des comités de lutte, de l'organisation ! La répression ce sont les Comités Sociaux Économiques dont la mise en place a détruit la protection face au licenciement de centaines de milliers de salariés.

La répression et les provocations policières agissent ensemble pour démassifier les mouvements, pour les rendre moins populaires aux yeux de ceux qui n'y participent pas, en donner toujours la même image de violence inutile. Les provocations alimentent la répression qui augmente les provocations qui facilitent la répression et les arrestations etc., cela créé rapidement un système qui s'alimente seul et empêche toute politisation de la lutte. Cela permet de détourner la colère des réels responsables, d'empêcher que celle-ci s'organise en la focalisant sur les chiens de garde du capital, pas sur le capital lui-même.

C'est pourquoi la lutte contre la répression est indissociable du travail d'organisation et de conscientisation de la classe ouvrière et des couches populaires, dans une orientation anticapitaliste et antimonopoliste, de confrontation avec le capital.

L’organisation des lycéens, des étudiants, des travailleurs, de tous ceux qui ont intérêt au renversement du système capitaliste, c’est cela qui fait peur au gouvernement et au MEDEF !

C'est le renforcement de notre nombre et de notre unité qui nous permettra de faire face à la répression. Et le seul ciment de cette unité, ce sont les organisations de lutte de classe !

La bourgeoisie instaure un climat de peur, elle veut dissuader la classe ouvrière de s’organiser, d’exprimer une seule et même colère, non pas contre Macron mais contre ce système qui n’a de démocratique que le nom et qui réprime dans le sang quiconque s’élèvera contre l’ordre établi.

Organisons-nous contre le système capitaliste qui nous matraque tous les jours au travers de l'école de classe, en nous imposant le chômage, en nous forçant à vivre dans des logements insalubres, en nous privant de notre dignité, en imposant sa justice de classe !

POUR LA RÉVOLUTION ET LE SOCIALISME

CONTRE LE CAPITALISME ASSASSIN

ORGANISE TA COLÈRE !